Auteur/autrice : François Burlet

  • Faut-il un numéro SIRET pour faire de la location courte durée ?

    Quand on commence à se lancer en location courte durée, une question revient souvent : faut-il un numéro SIRET ?

    La réponse est claire : oui.

    Le numéro SIRET est demandé pour les loueurs de meublés de tourisme, qu’ils soient professionnels ou non professionnels.

    À quoi sert le numéro SIRET ?

    Le numéro SIRET ne transforme pas automatiquement le propriétaire en “entreprise” au sens courant du mot.

    Ici, il sert surtout à déclarer officiellement le début de l’activité.

    Concrètement, cette formalité permet notamment :

    • d’obtenir un numéro SIRET ;
    • de faire connaître l’existence de l’activité ;
    • et d’indiquer le régime d’imposition choisi.

    Le SIRET est une formalité obligatoire

    Et en LMNP ?

    Oui.

    Le fait d’être loueur en meublé non professionnel ne dispense pas de cette formalité.

    Il faut donc retenir un point simple :

    LMNP ne veut pas dire “sans immatriculation”.

    À partir de quand faut-il faire la démarche ?

    La règle à retenir est simple :

    la démarche doit être faite dans les 15 jours qui suivent le début de l’activité.

    Il vaut donc mieux ne pas attendre plusieurs mois après la première mise en location.

    Où demander son numéro SIRET ?

    La demande se fait en ligne sur le site officiel du guichet unique des formalités d’entreprises.

    Voici l’adresse à utiliser :

    https://www.formalites.entreprises.gouv.fr/

    C’est ce site qui centralise les formalités de création, de modification et de cessation d’activité.

    Le numéro SIRET remplace-t-il les autres démarches ?

    Non.

    Il ne faut pas mélanger :

    • le numéro SIRET ;
    • la déclaration en mairie ;
    • le numéro d’enregistrement ;
    • et le régime fiscal.

    Ce ne sont pas les mêmes choses.

    Le numéro SIRET sert à déclarer l’activité.

    Mais selon la commune, il peut aussi exister :

    • une déclaration en mairie ;
    • un numéro d’enregistrement à faire figurer sur l’annonce ;
    • et d’autres obligations locales.

    Autrement dit :

    avoir un numéro SIRET ne veut pas dire que toutes les autres démarches ont été faites.

    Le SIRET change-t-il le régime fiscal ?

    Pas à lui seul.

    En revanche, la formalité de début d’activité permet aussi d’indiquer le régime d’imposition choisi.

    Il faut donc distinguer :

    • le SIRET, qui identifie l’activité ;
    • et le micro-BIC ou le régime réel, qui traitent fiscalement les revenus.

    L’erreur la plus fréquente

    L’erreur la plus fréquente consiste à penser que si “je ne suis pas professionnel, donc je n’ai pas besoin de numéro SIRET.”

    C’est faux.

    La règle vaut aussi pour les loueurs non professionnels.

    Une autre erreur consiste à croire que publier une annonce sur une plateforme suffit. Là encore, non : la mise en ligne d’une annonce ne remplace pas les formalités de départ.

    En résumé

    Si vous faites de la location courte durée en meublé de tourisme, vous devez obtenir un numéro SIRET, y compris si vous êtes loueur en meublé non professionnel.

    La demande doit être faite dans les 15 jours du début de l’activité.

    Le numéro SIRET n’est pas réservé aux loueurs “professionnels” au sens courant. Il fait partie des formalités normales de démarrage de l’activité.

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  • Location courte durée : lMNP ou LMP ?

    Quand on commence à se renseigner sur la location courte durée, deux sigles reviennent vite : LMNP et LMP.

    Ils signifient respectivement :

    • loueur en meublé non professionnel ;
    • loueur en meublé professionnel.

    La différence est simple dans son principe :

    • le loueur en meublé non professionnel reste dans un cadre non professionnel ;
    • le loueur en meublé professionnel correspond à une activité qui prend une place plus importante dans la situation du loueur.

    Autrement dit, la vraie question est la suivante :

    la location meublée est-elle pour vous une activité accessoire, ou une activité qui devient réellement professionnelle ?

    Le LMNP : le cadre le plus fréquent au départ

    Dans la plupart des cas, un particulier qui démarre en location courte durée se situe d’abord dans une logique de loueur en meublé non professionnel.

    C’est souvent le cas lorsqu’il :

    • commence avec un bien ;
    • teste un projet ;
    • développe une activité encore mesurée ;
    • ou cherche un cadre simple pour démarrer.

    Le LMNP est donc le repère le plus fréquent chez les débutants.

    Dans un langage simple, on peut dire que ce cadre correspond à une activité de location meublée qui existe réellement, mais qui ne constitue pas encore le cœur professionnel de la situation du loueur.

    Le LMP : une activité plus engagée

    Le loueur en meublé professionnel correspond à une logique plus structurante.

    Ici, on ne parle plus simplement d’un logement meublé qui rapporte un complément. On parle d’une activité qui prend davantage de place dans l’ensemble de la situation du loueur.

    C’est pour cela qu’il ne faut pas voir le LMP comme un simple “LMNP un peu plus grand”. Le mot professionnel change la lecture du projet.

    En pratique, plus la location meublée prend de poids dans l’activité globale du propriétaire, plus la question du loueur en meublé professionnel devient sérieuse.

    La différence à retenir

    La différence entre loueur en meublé non professionnel et loueur en meublé professionnel ne tient donc pas à la décoration du bien, ni au fait de louer quelques nuits de plus ou de moins.

    Elle tient surtout à la place réelle de l’activité de location meublée dans la situation du loueur.

    C’est cela qu’il faut retenir avant tout :

    • LMNP : la location meublée reste dans un cadre non professionnel ;
    • LMP : la location meublée prend une dimension plus professionnelle.

    Ce que LMNP et LMP ne sont pas

    C’est un point important :

    LMNP et LMP ne sont pas des régimes fiscaux au même sens que :

    Le loueur en meublé non professionnel et le loueur en meublé professionnel servent d’abord à situer le loueur dans son activité.

    En clair :

    • LMNP / LMP = le cadre du loueur ;
    • micro-BIC / régime réel = le régime fiscal des revenus.

    Pourquoi cette distinction compte

    Elle compte parce qu’elle évite de tout mélanger.

    Si l’on confond :

    • le cadre du loueur ;
    • et le régime fiscal,

    on comprend mal le projet.

    Il faut d’abord savoir dans quelle logique on se situe :

    • loueur en meublé non professionnel ;
    • ou loueur en meublé professionnel.

    Ensuite seulement, on regarde comment les revenus seront traités fiscalement.

    Le bon ordre de réflexion

    Pour garder les idées claires, il vaut mieux raisonner dans cet ordre :

    1. Situer l’activité

    Suis-je plutôt dans une logique de LMNP ou de LMP ?

    2. Regarder ensuite le régime fiscal

    Une fois ce point clarifié, je peux réfléchir à la logique :

    • micro-BIC ;
    • ou régime réel.

    Cet ordre évite de comparer des choses qui ne sont pas au même niveau.

    En résumé

    La différence entre LMNP et LMP est d’abord une différence de place de la location meublée dans l’activité du loueur :

    • loueur en meublé non professionnel : cadre le plus fréquent chez les particuliers qui démarrent ;
    • loueur en meublé professionnel : activité plus engagée, plus structurante.

    Le point essentiel est de ne pas les confondre avec :

    • micro-BIC ;
    • régime réel.

    Le loueur en meublé non professionnel et le loueur en meublé professionnel situent le loueur dans son activité. Le micro-BIC et le régime réel servent ensuite à traiter fiscalement les revenus.

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