Catégorie : Démarches

  • Location courte durée non déclarée : quels risques pour le propriétaire ?

    Quand on se lance en location courte durée, il peut être tentant de publier une annonce rapidement et de remettre les formalités à plus tard.

    C’est une erreur.

    Certaines démarches sont obligatoires dès le départ : déclaration de début d’activité pour obtenir un numéro SIRET, et selon les cas, déclaration ou enregistrement en mairie.

    Le premier risque : être en infraction dès le lancement

    Le premier risque est simple : exploiter le logement sans avoir accompli les démarches obligatoires.

    Concrètement, cela peut vouloir dire :

    • pas de numéro SIRET ;
    • pas de déclaration de début d’activité ;
    • pas de déclaration en mairie quand elle est requise ;
    • pas de numéro d’enregistrement sur l’annonce quand la commune l’impose.

    Autrement dit, même si le logement est réel, propre et effectivement loué, l’activité peut être irrégulière si les formalités de base n’ont pas été faites.

    Le deuxième risque : croire que la plateforme fait le travail à votre place

    Publier une annonce sur Airbnb, Booking ou une autre plateforme ne remplace pas les démarches administratives.

    Les formalités de départ se font séparément :

    • auprès du guichet des formalités des entreprises pour la déclaration de début d’activité et le SIRET ;
    • et, selon la commune, auprès de la mairie pour la déclaration ou l’enregistrement.

    C’est une confusion fréquente : la plateforme permet de louer, mais elle ne vous met pas automatiquement en règle.

    Le troisième risque : voir l’annonce retirée ou bloquée

    Le risque n’est pas seulement théorique ou fiscal. Il peut aussi devenir très concret :

    • annonce désactivée ;
    • activité interrompue ;
    • exploitation bloquée.

    Quand une commune impose certaines formalités ou un enregistrement, leur absence peut fragiliser directement la poursuite de l’activité.

    Le quatrième risque : mélanger SIRET, mairie et fiscalité

    Beaucoup de propriétaires pensent qu’une seule démarche suffit.

    En réalité, il faut distinguer trois sujets différents :

    • le SIRET, qui sert à déclarer le début de l’activité ;
    • la mairie, quand une déclaration ou un enregistrement est requis ;
    • le régime fiscal, qui détermine ensuite le traitement des revenus.

    Le risque, si l’on mélange tout, est de croire être en règle parce qu’on a fait une partie seulement des démarches.

    Le cinquième risque : louer dans un cadre interdit ou mal vérifié

    Le problème ne se limite pas aux formalités.

    Avant même la mise en location, il faut aussi vérifier :

    • si le logement se trouve en copropriété ;
    • si le règlement de copropriété autorise bien ce type d’usage ;
    • et si la commune impose des règles particulières.

    Un logement peut donc être “non déclaré” au sens administratif, mais aussi exploité dans un cadre local ou immobilier mal vérifié.

    Le sixième risque : sous-estimer le sujet fiscal

    La location meublée relève des BIC, et les revenus doivent être déclarés.

    Le risque, ici, n’est pas seulement d’avoir oublié un papier. C’est aussi de démarrer une activité sans avoir correctement posé :

    • son régime fiscal ;
    • son cadre d’exploitation ;
    • et la logique de déclaration des revenus.

    Ce qu’il faut retenir

    Une location courte durée non déclarée expose surtout le propriétaire à trois types de problèmes :

    • une activité irrégulière dès le départ ;
    • un défaut de conformité sur les démarches obligatoires ;
    • et, dans certains cas, une annonce qui peut être bloquée ou retirée.

    Le bon réflexe

    Avant de publier une annonce, vérifiez au minimum :

    • la déclaration de début d’activité et le SIRET ;
    • les démarches imposées par la mairie ;
    • l’éventuel numéro d’enregistrement ;
    • et le cadre local ou de copropriété applicable.

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  • Faut-il un numéro SIRET pour faire de la location courte durée ?

    Quand on commence à se lancer en location courte durée, une question revient souvent : faut-il un numéro SIRET ?

    La réponse est claire : oui.

    Le numéro SIRET est demandé pour les loueurs de meublés de tourisme, qu’ils soient professionnels ou non professionnels.

    À quoi sert le numéro SIRET ?

    Le numéro SIRET ne transforme pas automatiquement le propriétaire en “entreprise” au sens courant du mot.

    Ici, il sert surtout à déclarer officiellement le début de l’activité.

    Concrètement, cette formalité permet notamment :

    • d’obtenir un numéro SIRET ;
    • de faire connaître l’existence de l’activité ;
    • et d’indiquer le régime d’imposition choisi.

    Le SIRET est une formalité obligatoire

    Et en LMNP ?

    Oui.

    Le fait d’être loueur en meublé non professionnel ne dispense pas de cette formalité.

    Il faut donc retenir un point simple :

    LMNP ne veut pas dire “sans immatriculation”.

    À partir de quand faut-il faire la démarche ?

    La règle à retenir est simple :

    la démarche doit être faite dans les 15 jours qui suivent le début de l’activité.

    Il vaut donc mieux ne pas attendre plusieurs mois après la première mise en location.

    Où demander son numéro SIRET ?

    La demande se fait en ligne sur le site officiel du guichet unique des formalités d’entreprises.

    Voici l’adresse à utiliser :

    https://www.formalites.entreprises.gouv.fr/

    C’est ce site qui centralise les formalités de création, de modification et de cessation d’activité.

    Le numéro SIRET remplace-t-il les autres démarches ?

    Non.

    Il ne faut pas mélanger :

    • le numéro SIRET ;
    • la déclaration en mairie ;
    • le numéro d’enregistrement ;
    • et le régime fiscal.

    Ce ne sont pas les mêmes choses.

    Le numéro SIRET sert à déclarer l’activité.

    Mais selon la commune, il peut aussi exister :

    • une déclaration en mairie ;
    • un numéro d’enregistrement à faire figurer sur l’annonce ;
    • et d’autres obligations locales.

    Autrement dit :

    avoir un numéro SIRET ne veut pas dire que toutes les autres démarches ont été faites.

    Le SIRET change-t-il le régime fiscal ?

    Pas à lui seul.

    En revanche, la formalité de début d’activité permet aussi d’indiquer le régime d’imposition choisi.

    Il faut donc distinguer :

    • le SIRET, qui identifie l’activité ;
    • et le micro-BIC ou le régime réel, qui traitent fiscalement les revenus.

    L’erreur la plus fréquente

    L’erreur la plus fréquente consiste à penser que si “je ne suis pas professionnel, donc je n’ai pas besoin de numéro SIRET.”

    C’est faux.

    La règle vaut aussi pour les loueurs non professionnels.

    Une autre erreur consiste à croire que publier une annonce sur une plateforme suffit. Là encore, non : la mise en ligne d’une annonce ne remplace pas les formalités de départ.

    En résumé

    Si vous faites de la location courte durée en meublé de tourisme, vous devez obtenir un numéro SIRET, y compris si vous êtes loueur en meublé non professionnel.

    La demande doit être faite dans les 15 jours du début de l’activité.

    Le numéro SIRET n’est pas réservé aux loueurs “professionnels” au sens courant. Il fait partie des formalités normales de démarrage de l’activité.

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